L’agriculture assure directement ou indirectement des moyens de subsistance à environ 80% de la population africaine, et même si, en Afrique ce secteur fournit 70% des emplois à temps plein, il n'arrive pas à nourrir la population toujours plus nombreuse sur ce continent. Selon la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies, 26% de la population africaine (soit plus de 200 millions de personnes) est sous-alimentée. La récente flambée des prix agricoles a encore aggravé la situation, et les Nations Unies mettent en garde car, au train où vont les choses, le premier objectif du millénaire pour le développement ne sera pas atteint, à savoir diminuer de moitié la faim dans le monde d'ici à 2015.
Cette situation s’explique en grande partie par le sous-développement du secteur de l’agriculture, un secteur caractérisé par des systèmes d’exploitation non productifs, la pénurie de ressources humaines correctement formées et capables de promouvoir les innovations agricoles, l’insuffisance des capacités de recherche, un niveau de pauvreté élevé parmi les agriculteurs et l’incohérence des politiques agricoles. De plus, les régions ACP sont également considérées comme les « incubateurs » de nombreuses maladies animales qui menacent la santé publique et le commerce international.
Les projets EDULINK entendent remédier à cette situation en renforçant les capacités dans le domaine de l'enseignement supérieur, l’accent étant mis sur une série de problèmes tout à fait spécifiques au secteur agricole de l’Afrique et des Caraïbes.




